
Ha Bordel!!! Depuis le temps que je l'attendais celui-là... D'abord fan du comics de Frank Miller, puis impatient comme un gosse depuis l'annonce du projet ciné, c'est plein d'espoir que je suis allé voir
300.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas le propos, çà parle de 300 guerriers Spartiates défendant leur terre face à l'armée sans fin du Dieu-Roi Xerxès dans le défilé des Thermopyles. N'y allons pas par quatre chemins, 300 est un film viril, bourrin, guerrier et barbare. Sparte avait érigé la guerre en art, la mort au combat comme un honneur, ce film en est le parfait exemple. Rythmés par de lourdes percussions et des cuivres imposants, c'est dans le sable, la sueur et le sang que nous vivons cette bataille historique aux côtés du Roi Leonidas campé par un
Gerard Butler tout simplement énorme, doté d'un charisme divin.
Le film n'est pas à proprement parler historique, puisqu'il dérive dans la Fantasy pour notre plaisir, dévoilant au gré des scènes une galerie de personnages tous plus réussis les uns que les autres. Les Spartiates, quand à eux, sont dressés au rang d'icônes, véritables dieux de la guerre et du pugilat, dont l'honneur, le courage et la discipline sont indéfectibles. Et soyons francs, même si on a eu le Seigneur Des Anneaux ou même Le 13ème Guerrier, jamais depuis Conan nous n'avions eu droit à une telle oeuvre mélant épique et barbarie, avec une telle démarche extrême, frontale et 1er degré. Quoi qu'on en dise, c'est couillu. En somme,
Zack Snyder (L'Armée Des Morts) nous offre là un monument de fureur sublime et exaltant comme je les aime tant (voire déjà ma chronique d'Apocalypto...).
Une seule faute de goût à dénoncer, française qui plus est (grrr), l'ajout très peu malin d'un morceau de rap français en seconde partie du générique. N'importe qui ayant parcouru ce blog sait que je suis moi-même MC etc, mais bordel qu'est ce que çà vient faire là?? Et en plus, non content de nous priver d'un BO magnifique, Warner France nous impose 3 handicapés du micro (j'ai nommé El Matador, Alonzo et Brasco) posant comme des pleutres sur une instru à vomir. Quitte à mettre du rap, mettez des gens qui ont du talent, qui savent de quoi il retourne, et qui ont les possibilités (intellectuelles et artistiques) de coller au thème du film. Au pire, mettez Iam, enfin bref, je suis désespéré! DAMN!
Malgré tout je retourne voir ce chef d'oeuvre dès que je peux! Allez-y aussi!
Sinon, quelques lignes pour parler d'autres films vu récemment.
Lettres D'Iwo-Jima, complément japonais des Mémoires De Nos Pères, toujours de Clint Eastwood, est très beau, très noble et très touchant avec un Ken Watanabe tout en nuances et toujours aussi bon. A voir si vous avez aimer le premier volet. Ensuite,
La Cité Interdite (aka The Curse Of The Golden Flower), dernier volet de la trilogie de Zhang Yimou (Hero, House Of Flying Daggers), voit Gong Li et surtout le cultissime Chow-Yun Fat dans des intrigues royales et autres querelles de pouvoir, le tout ambiancé par des décors estomaquant de beauté et conclu par une bataille gargantuesque. Du tout bon aussi!