mardi, janvier 30, 2007

The Rip's Playlist - Vibe de Janvier 2007

Première playlist de l'année, et finalement pas grand chose à se mettre sous la dent, en attendant plusieurs sorties enthousiasmantes tout au long de 2007... Pêle-mêle, nous avons droit à une bombe d'un duo danois, au deuxième volume de Chrome Children, une compile japonaise, une nouvelle diva soul en puissance et un MC hexagonal à découvrir! Let's go...


Owusu & Hannibal - Living With...
Owusu & Hannibal sont deux jeunes gaillards originaires des froides contrées du Danemark, mais ne vous y trompez pas, leurs sons sont emplis d'une chaleur rare et bienvenue! En effet, tout au long de cet album pour le moins riche en émotions auditives, le duo nous concocte un groove scintillant à forte teneur Funk, le tout épicé de Soul, de Blues et de Gospel... Le son est hospitalier, accueillant, rond comme les basses vibrantes et kiffantes qui ornent les morceaux "Living With ...", à la fois riche et épuré, dans une ôde à la musique électronique. L'ambiance est, en dépit de ces nombreuses influences, résolument futuriste et novatrice, sans jamais heurter l'oreille par des tentatives trop avant-gardistes. En bref, après Up Hygh, voici une autre merveille de fraîcheur et de spontanéité venue du froid. Vous aussi, vivez avec Owusu & Hannibal!


Stones Throw presents Chrome Children Vol. 2Deuxième volet fourni gratuitement par Stones Throw sur leur site officiel, la compilation étendard du label, j'ai nommé Chrome Children, est donc de retour! On retrouve donc les artistes phares du label ainsi que quelques nouvelles têtes : Madlib, Percee P, Oh No, Roc C, M.E.D., J. Rocc, Aloe Blacc, l'excellent Guilty Simpson ou encore Dabrye, mais aussi Gary Wilson ou Arabian Prince. Le son si particulier du label est lui aussi bel et bien présent, nous promenant encore une fois dans un dédale de sonorités honorant la musique noire de tout temps tout en la reconstruisant et la magnifiant. Toujours à la pointe, avec plus d'une longueur d'avance, quand tu allais, Stone Throw revenait...

Gagle & Jazzy Sport Team - Pound For PoundEn direct du Japon, nous prouvant l'extraordinaire santé du Hip Hop local, le label Jazzy Sport (DJ Mitsu The Beat ou encore l'excellent Steve Spacek) nous offre là une compilation d'inédits de fort bon aloi. On y rencontre des artistes comme Gagle (le groupe de DJ Mitsu), Grooveman Spot, Cro-Magnon ou Bottom Fly et on notera la présence du vétéran ricain Jeru Tha Damaja pour un "1, 2, 3, 4" aux forts relants de Gangstarr Foundation. Bref, c'est frais, différent, groovistiquement délicieux, reste plus qu'à faire l'effort de découvrir!

Georgia Ann Muldrow - Olesi: Fragments Of An EarthSi la mademoiselle est seulement agée de 23 ans, on peut aisément lui prédire encore plus d'années de carrière tant le talent est écrasant. Fille d'une chanteuse de Pharoah Sanders et d'un père inventeur d'instruments pour Eddie Harris, Georgia Ann Muldrow s'est épanouie dans l'environnement idéal pour une artiste en devenir. De prime abord remarquée par Sa-Ra Creative Partners et les Platinum Pied Pipers (écoutez donc ses apparitions sur Triple P, l'album de ces derniers), la jeune chanteuse fût ensuite rapidement signée par la label Stones Throw (encore eux!) dont elle renouvelle le catalogue, tout en apportant un souffle diiférent à la Nu Soul, rien que çà. L'album, dense, est un condensé moderne et fichtrement contemporain de tout l'héritage qu'elle porte avec bonheur et talent. Naviguant entre Jazz, Funk, Soul, Gospel, "Olesi: Fragments Of An Earth" est un album complexe et riche, dont l'écoute et le plaisir s'intensifient à chaque lecture, pour au final découvrir une artiste, que dis-je une diva, comme on n'en fait plus que très rarement de nos jours. Marquera t'elle les esprits comme Erykah Badu en son temps? C'est tout le malheur qu'on lui souhaite...

Kwame - DeepD'abord connu sous le pseudonyme de Feross, ancien journaliste de Radikal et authentique sneaker's addict, Kwame est un artiste à part dans le paysage rapologique francophone. Fort d'influences telles que Jay Dee, Pete Rock ou encore Kev Brown, l'ami Kwame nous arrive avec le maxi "Deep", annonçant l'album "Le Bien Ne Fait Pas De Bruit". Deux titres seulement, mais ici rareté et qualité vont de paire, j'en veux pour preuve des beats signés Oddisee (connu pour ses collabos avec des noms tel que Jazzy Jeff, Kev Brown, Cy Young, etc...) ou bien D for Helium Music (que l'on retrouvera sur l'album à venir de l'ex-Slum Village, Baatin). Et le résultat est bel et bien là, c'est tout simplement du très lourd, basses, kicks et snares claquant avec délectation dans nos tympans reconnaissants. Et Kwame vient poser sa voix "deep" et ses lyrics plein d'intelligence et d'humilité pour nous délivrer une carte de visite qui nous donne envie d'entendre le bruit que peut faire le bien...
Découvrez l'homme sur son Myspace et bientôt sur mon album...

dimanche, janvier 28, 2007

Premières toiles de l'année...

Première toile, première claque. Voici le retour de Mel Gibson après une Passion Du Christ polémique et des frasques malvenues, le retour d'un cinéaste sincère, passionné et sans doute moins manichéen et lourdaud qu'il ne le laisse paraître.

J'en veux pour preuve ce chef-d'oeuvre qu'est Apocalypto. Le pitch est simple: un homme et sa tribu de chasseurs vivant en communion avec la forêt se font un jour attaquer, massacrer et pour certains enlever afin d'être sacrifier au Dieu d'une civilisation plus "évoluée" mais violente et décadente. "Patte De Jaguar", notre héros, réussira à s'enfuir et tentera tout pour retrouver sa femme et son fils, qu'il avait caché au préalable dans un gouffre, tout en essayant d'échapper à ses poursuivants.

Et si le film est avant tout un survival violent et sauvage qui emprunte avec respect à des monuments comme Predator ou Conan (tous deux cités à plusieurs reprises), on trouve dans le film de nombreux propos étonnants de la part du catho australien. En effet, Apocalypto est aussi une critique de la colonisation, de la décadence des sociétés modernes, et des excès de la religion. Mel revient aussi sur son thème qui lui est cher, le martyr (Passion Du Christ, Braveheart...), au travers de symboles parfois lourds mais jamais encombrants. Le thème propre aux Survivals du retour aux instincts pour sa propre survie est ici bien évidemment traité, et ce avec efficacité (une fois de plus on pensera respectueusement à Predator ou Le Dernier Des Mohicans), le film montant en tension inexorablement, jusqu'à un plan final estomaquant, du rarement vu depuis le premier Planète Des Singes. Ce genre de plan qui remet en cause l'équilibre du film tout en en magnifiant le propos. Sublime.

Bref, je pourrais en parler longuement, tant il y a à analyser, mais Apocalypto est avant tout une oeuvre viscérale, qui se voit et se vit, vous remplit d'émotions pour vous laisser vidé, mais heureux d'avoir vécu, arpenté la jungle aux côtés de Patte De Jaguar. Mel, pardonnes-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font.

Autre retour d'un grand des années 80, lui aussi doué des deux côtés de la caméra, j'ai nommé Sylvester Stallone. Nous revenant avec un énième Rocky aux premiers abords pas forcément utile, Stallone joue là son va-tout dans une carrière qui bat sérieusement de l'aile depuis quelques années déjà. Mais à l'instar de Rocky, il faut se méfier de la bête qui sommeille en chaque vieux guerrier, car Sly nous pond là peut-être là d'un des tous meilleurs volets de la saga. Le personnage de col-bleu dur au mal travailleur est plus touchant que jamais, fragilisé par la mort d'Adriane, ses problèmes relationnels avec un fils qui s'éloigne, et sa quête jusque là vaine du bien-être. Bien sûr, le film joue sur la nostalgie de chacun pour cette saga de déjà presque 30 ans, mais il vit aussi par lui-même, avec ses propres enjeux, bien loin des rings même si Rocky va bel et bien devoir rechausser ses gants une ultime fois, voulant en finir avec ses desseins personnels. On retrouve aussi avec un plaisir non feint l'ami Paulie, bougon et touchant à souhait, mais aussi l'entraîneur d'Apollo Creed et quelques autres, mais c'est avant tout le fantôme d'Adriane qui hante tout le film lui donnant cette touche mélancolique. Non, Rocky Balboa n'est pas un film de boxe, c'est un film d'homme, un film humain. On y parle d'amour, d'amitié, de courage, de deuil, de remises en question et encore une fois d'amour. Car c'est aussi avec un véritable amour que Stallone campe et filme ce Rocky vieilli, ridé, fatigué mais puissant tel un vieux chêne dont le coeur a été et est encore plus gros que ses poings. Assez ergoté, filez voir ce film, livrez-vous à lui, ressentez les frissons vous parcourir l'échine et les larmes effleurer vos paupières.

mercredi, janvier 24, 2007

Freedom Writers...

J'en avais déjà parlé en montrant la vidéo du live de "I Have A Dream" par Common & Will.I.Am, on continue donc à kiffer avec la version complète de l'émission dédiée au film Freedom Writers.

Hostée par Common & Will.I.Am, on y retrouve l'actrice Hilary Swank (Million Dollar Baby, The Black Daliah), mais aussi et surtout Talib Kweli et les Digable Planets pour des performances lives. Enjoy!


mercredi, janvier 17, 2007

Street Poker...

Voici le nouveau morceau de l'ami Common, accompagné par le trop rare Bilal, pour "Play Your Cards Right", extrait de la B.O. du film Smokin' Aces qui arrive sous peu dans nos salles... Enjoy!

samedi, janvier 06, 2007

Retour vers le futur...

Allez hop, on redémarre tranquillement... Donc voici la chronique des deux derniers films de 2006 (en attendant que j'ai pu voir The Fountain!).

On commence avec Déjà Vu, nouveau film de Tony Scott après le terrible Man On Fire (film ultime de vengeance/rédemption) et le plus hallucinatoire Domino, où Scott est allé au bout de ses expérimentations visuelles. Nous voici donc avec un film "policier" principalement centré sur un Denzel Washington excellent (que décidément seul Tony Scott sait vraiment me faire apprécier...), qui se retrouve à enquêter sur un attentat et un meurtre à priori liés grâce à un système qui permet de voir 4 jours et 6 heures en arrière, sans possibilité de repasser, il ne faut donc rien manquer... J'en dirais pas plus, le film étant plein de bonnes surprises, nous menant en bateau façon L'Armée Des 12 Singes. A noter la présence de Val Kilmer qui revient doucement depuis Kiss Kiss Bang Bang, et tant mieux! Bref, un bon film rondement mené, c'est déjà pas mal!

Ensuite, c'est une des grosses claques de l'année 2006 pour moi : Les Fils De L'Homme (aka Children Of Men). Réalisé par l'excellent Alfonso Cuaron, auquel on doit déjà Y Tu Mamà Tambièn et le 3ème (et meilleur) Harry Potter, ce film est une pure bombe tant dans le fond que la forme. Difficilement racontable tant le film vous prend aux tripes, sachez cependant qu'en 2027, dans un monde chaotique et fasciste au bord de l'insurrection, un monde où l'homme ne peut plus procréer depuis presque une vingtaine d'années, un ancien-activiste (le très classieux Clive Owen, excellent) va devoir escorter une jeune femme réfugiée et surtout enceinte hors d'une Angleterre totalitaire. On aura le plaisir de croiser le toujours très grand Michael Caine dans un rôle magnifique, ainsi que Julianne Moore toujours très juste et Chiwetel Ejiofor que l'on connaissait déjà de Inside Man ou Four Brothers. Mais au-delà des interprètes somme toute excellent, c'est la réalisation qui m'a véritablement achevé. Cuaron nous offre dans ce film quelques superbes moments de bravoure, avec en premier lieu quelques uns des plans séquences les plus époustouflants qu'il m'ait été donné de voir. Là encore difficilement racontables, chacune de ces scènes sont de véritables gifles techniques et émotionelles, le film étant d'une intensité pregnante (hum...). Le genre d'oeuvre qui touche indéniablement votre sensibilité, humaine et sociale, la réflexion et le message derrière ce film étant plutôt intéressants par les temps qui courent et les échéances qui approchent (suivez mon regard...), un bon complément à ce que proposait V For Vendetta, dans un style bien différent. Allez le voir, il est tout juste encore temps, le film ayant été injustement très mal diffusé.


Changement d'année signifiant aussi bilan de l'année précédente, voici donc mon...

Top10 Ciné 2006

1. Les Fils De L'Homme

2. Lord Of War
3. Le Labyrinthe de Pan
4. V For Vendetta
5. Miami Vice
6. Les Infiltrés
7. La Colline A Des Yeux
8. Casino Royale
9. A Bittersweet Life
10. Lady In The Water
Bonus: The Devil's Rejects

mardi, janvier 02, 2007

J Dilla Changed My Life!

Commençons l'année en rendant hommage aux disparus, et plus particulièrement à J Dilla aka Jay Dee aka James Yancey. J'ai déjà parlé de lui de nombreuses fois à travers mes chroniques ou autre, il a été le génial architecte sonore de nombreux artistes Hip Hop, Soul et au-delà. Son influence fût et est encore énorme (je fais d'ailleurs parti de ceux dont J Dilla a changé la vision du Hip Hop).

Voici donc le clip de "Won't Do" avec John Yancey, son frère, entouré de certains de ceux qui ont eu l'honneur de travailler avec Jay Dee: Common, Will.I.Am, Black Thought, Talib Kweli, Karriem Riggins ou encore Frank N Dank. Que du très beau monde. J Dilla Rest In Peace...

lundi, janvier 01, 2007

Happy Nu Year!!!

Bonne Année 2007 à tous et à toutes! Que les 365 jours qui viennent soient remplis de bonheurs divers... Peace.