samedi, novembre 25, 2006

Salles obscures...

Bon, voilà quelques temps que j'ai pas eu l'occasion de me pencher sur le blog, histoire de raconter ma vie, ou au moins de faire la chronique de divers trucs qui m'ont plu! Donc, il est temps de m'y remettre, et commençons par les quelques films que j'ai pu voir récemment.


Le Dahlia Noir. Adapté de l'excellent et troublant bouquin du génialissime James Ellroy (qui est l'un de mes auteurs favoris, si ce n'est mon préféré), l'hsitoire parle du meurtre particulièrement horrible d'une femme, et de l'obsession de deux flics pour ce meurtre. Bon, le film est de Brian De Palma, donc à priori de plutôt bonne facture, même si l'on assiste parfois à une relecture de certaines scènes des Incorruptibles ou autres (la scène des escaliers). Le casting quand à lui, est un peu léger à mon goût, manquant de "vécu", de fêlures, de cette ambiguité qui rend d'habitude les personnages d'Ellroy si intriguants. Malgré tout le film se laisse regarder sans faim, et propose ci et là quelques fulgurances de ce qu'il devrait être. Disons que je me plais à penser qu'un David Fincher aurait été plus adéquat et surtout moins propret pour adapter Ellroy (lui donnera-t'on Le Grand Nulle Part?). En conclusion, lisez le bouquin avant toute chose, c'est un incontournable.


Passons au Prestige. Film de Christopher Nolan (que j'apprécie beaucoup, de Memento à Batman Begins) avec un casting excellent : Hugh Jackman, Christian Bale, Michael Caine, Scarlet Johanssen ou encore David Bowie. Il s'agit ici de la rivalité entre deux magiciens aux début du siècle dernier, rivalité entretenue par la quête du tour ultime. La vie de ses deux hommes (Bale et Jackman sont très bons) sera sacrifiée au profit de leur passion et leur obsession pour la magie (ou plutôt la prestidigitation). C'est un film difficilement racontable, fait de retours en arrières fréquents, raconté au travers des deux journaux intimes des protagonistes principaux. Mais laissez vous prendre, croyez-y et vous serez bluffé par ce tour de magie! A noter la toujours bienvenue présence de Michael Caine, ainsi que l'étonnant caméo de David Bowie qu'on n'attendait pas là. Bref, du tout bon, voire plus que çà!

Ensuite et enfin, c'est au tour de Saw III. Bon, je raconterai pas grand chose, si ce n'est que le film rattrape entièrement les erreurs du II, apporte beaucoup à la mythologie des divers persos (surtout Jigsaw évidemment, Tobin Bell est énorme) et pratique une surenchère dans le gore et le vice plutôt ... cool. Bah ouais, les idées de tortures sont tellement bien foutues que çà en devient kiffant et fun, tout en restant dérangeant et particulièrement tordu! Le scénario est plutôt bon, et on retombe dans les astuces du premier opus plutôt que dans les facilités du II. Donc allez-y si ce n'est déjà fait, vu le monde aux séances, et ... savourez!
Oh yes, there will be blood ... Again.

Coming soon: Casino Royale et The Departed...

samedi, novembre 18, 2006

Self Made Poetry #4

Yo. Ces derniers temps, j'ai pas trop eu de temps à accorder à la rédaction d'articles (j'ai des chroniques ciné et d'albums en retard...).

Donc, bref, j'en profite pour balancer un petit texte, titré maladroitement "Droit Chemin?". Et çà parle des tonnes d'hésitations, de choix, de dilemnes que la vie nous offre, de l'impression de faire du surplace, de stagner dans sa propre vie mais aussi au sein de l'humanité, de la communauté, et des questionnements que tout çà engendre... Bref, encore un texte prise de tête qui révolutionnera pas le genre. Bon allez, lisez moi çà
et hésitez pas à donner du feedback!



Droit Chemin?

Je dois faire un choix entre l'Oncle Sam et l'Oncle Tom,
mais rien n'arrive quand j'sonde le sol de mes ongles sales...
Donc le seul choix pour moi est l'émancipation,
... J't'épargne les grandes citations.

Passons, t'façon, j'suis les routes sinueuses,
seul parmi ces nuées, y a pas 36 nuances,
suant, pleurant, saignant, implorer l'seigneur
est devenu vain comme la tâche du corps enseignant.

Alors, j'enfonce des portes fermées à double tour,
mes doutes me pourrissent et j'en ai le souffle court,
j'vois des couples mourir, et sourire le Diable :
les pactes ne se scellent pas tous à l'amiable...

Ami/ennemi, y a pas de zones grises apparemment,
chacun son camp, son clan, tous à part maintenant!
Et j'me barre d'instinct, aspire à suivre le droit chemin
dans un champ de mine et faisant fi des voisins.

Voies çà. Ouvres tes paupières, nous n'sommes plus hier :
sous les pluies diluviennes, les démons sont plusieurs,
abusent de nos âmes, de nos hommes et nos femmes!
Nous n'récolterons jamais les graines que l'on sème...

Et que l'on s'aime ou pas, on cherche tous un coupable,
doit tous faire un choix avec sous la gorge un coutelas...
Ecoute-les! Ils se rient de toi, et celà depuis des mois,
quitte-les, pars, et puis démarre! Chasse-moi ces idées noires!

De milles déboires rejaillit parfois l'instant de joie,
au final, ne sois pas effrayé par tant d'choix.
Moi, j'me fraye mon propre chemin, en mode autopilote,
c'est une icône-struction, en autodidacte.

samedi, novembre 04, 2006

Un véritable dédale...

Film après film, je ne peux que m'incliner.

J'adore et respecte l'oeuvre de Guillermo Del Toro.

J'ai d'abord découvert le bonhomme barbu et ventripotent sur Mimic et Cronos (qui voyait déjà Ron Perlman à l'écran), puis commencé à l'apprécier sur Blade 2 (indéniablement le meilleur de la série, techniquement énorme) et L'Echine Du Diable, et fut totalement convaincu avec Hellboy (l'une des meilleures adaptations de Comic Book à ce jour, la suite arrive...). Que ce soit sur une production "mainstream" ou un projet plus personnel, le bonhomme y met du sien, respectant le matériau de base tout en y ajoutant sa patte.

Les nombreuses previews concernant Le Labyrinthe De Pan m'avaient mis en appétit, je n'ai pas été déçu! Film plus intimiste que les précédents, "Pan" raconte l'histoire d'une petite fille qui "fuit" la sombre et violente réalité d'une Espagne Franquiste et le remariage de sa mère avec le capitaine Vidal (Sergi Lopez totalement magistral, incarnant le mal à l'état pur). Elle se réfugie dans ses contes de fées, qui deviennent étrangement réels... Voilà pour le pitch.

N'y allons pas par quatre chemins, j'ai véritablement adoré le film, complètement happé par les deux récits (la guerre et le conte de fée) qui s'entremêlent sans jamais se faire de l'ombre, par une galerie de personnages vivants et sincères, tout en parts d'ombre et fêlures. Niveau réalisation, Del Toro maîtrise son oeuvre, tout en sobriété, loin des démonstrations techniques des fights de Blade 2. Il en résulte un film touchant, dur et pourtant merveilleux qui place son réalisateur dans le gratin du genre (je pense à Burton, Jackson ou Shyamalan... Avis perso!). J'attends donc sur le pied de guerre son prochain film, à savoir Hellboy 2, The Golden Army.

Le site officiel du film.

mercredi, novembre 01, 2006

Sky Hooks: Chi-Town is back!!!


Et voilà! C'est reparti! Comme chaque année, les premiers jours de Novembre sont synonymes de début des hostilités "basketballistiques" outre-Atlantique (en NBA, donc...).

Une saison qui promet d'être intriguante, sans véritable favori, mais plutôt pleine de surprises... Si les champions en titre, le Miami Heat, font toujours figure de place forte avec un effectif redoutable (O'Neal, Wade et les autres...), les prétendants ne manquent pas, loin de là.

À l'Est, Detroit, Indiana, New Jersey seront encore là, à n'en pas douter. Attention bien sûr à Cleveland et LeBron James et je garde un oeil sur la paire intérieure des Milwaukee Bucks (Bogut/Villanueva). Mais je mise personnellement sur la réussite de Chicago qui, avec le renfort de "Big" Ben Wallace à un effectif jeune et talentueux, prend des allures qu'on ne lui a pas vu depuis des lustres... Ben Gordon, Kirk Hinrich, Luol Deng, Nocioni, Brown, et j'en passe, voilà de quoi redorer le blason des Bulls dans les années qui vont venir, si ce n'est dès aujourd'hui. En effet, Chicago a littéralement piétiné Miami hier soir (108 à 66!!!), avec un O'Neal (7 pts, 5 rbds, 3/10 aux tirs en 25 minutes) plutôt éteint. L'énorme présence défensive de Big Ben se ferait-elle déjà sentir? Dans tous les cas, un tel départ fait plaisir à voire et augure d'une saison intéressante...

Sinon à l'Ouest, qui reste la conférence à laquelle je m'intéresse le moins, la trinité texane ( San Antonio, Dallas, Houston) sera bel et bien au rendez-vous des favoris, à n'en pas douter. Mais l'autre surprise du coup d'envoi de la saison reste la défaite des Phoenix Suns face aux L.A. Lakers (114 à 106). Qui plus est en l'absence de Kobe Bryant (quoique, çà montre aussi ce que vaut l'équipe sans sa présence vampirique sur le terrain...). Du côté des Suns, Nash et Diaw furent en demi-teinte, et Amare Stoudemire reprend doucement le rythme après sa longue absence. Mais attention, une fois en route Phoenix risque de brûler pas mal de monde sur sa route! Côté Lakers, on retiendra l'énorme match de Lamar Odom (34pts, 13rbds, 6pd) qui prend des allures de Scottie Pippen sous la houlette de coach Jackson. Bref, wait & see...