dimanche, juillet 30, 2006

Left Coast Flavor.

Si vous vous y connaissez bien en Hip Hop West Coast underground, notamment l'excellent label Stones Throw, vous avez peut-être déjà entendu parler de Roc C. Le bonhomme a fait sa première apparition microphonique sur le très bon morceau de Oh No intitulé "Move Pt.2" en 2004, et son couplet avait plutôt impressioné.

Le voici donc avec son 1er LP, "All Questions Answered", définitivement bon pour les oreilles. Largement epaulé par le reste du label Stones Throw et des grands noms de son crew pour les productions (Oh No ou Kan Kick mais aussi le très doué frenchy Baptman!) et pour les featurings (Oh No, Dudley Perkins, J-Ro des Alkoholiks, Aloe Blacc de Emanon, le trop rare Chino XL et même Bizzy Bone...), Roc C, s'il n'est pas le lyriciste de l'année, mais il assure tout de même avec un flow typique de sa clique. Les ambiances sonores bien deep sont plus qu'efficaces, avec toujours des idées musicales pertinentes, la marque du label Stones Throw (Madlib, Dudley Perkins, etc... çà reste plutôt frais et innovant, généralement). Bref, un quasi sans faute, pour un album à priori modeste qui mérite pourtant beaucoup plus d'exposition que les derniers G-Unit ou autres...

Comme d'hab', quelques liens pour en savoir plus, et même ecouter un peu ce que fait le gars Roc C : le site du label Stones Throw donc, et puis le Myspace de Roc C avec des sons pour vos oreilles!

jeudi, juillet 27, 2006

La famille, c'est sacré...


Si, après La Colline A Des Yeux, vous n'êtes toujours pas rassasiés en matière de famille de dégénerés, je ne saurais que trop vous recommander d'aller voir The Devil's Rejects de Rob Zombie.

Suite du dejanté House Of 1000 Corpses (déjà de Zombie, evidemment), ce film s'éloigne largement des survivals du style de la Colline ou de Détour Mortel. S'il reprend le principe de la famille de ploucs loin de tout qui commet les pires atrocités, Rejects prend avant tout le point de vue de la famille, les rendant presque sympathiques. Prenant surtout la forme d'un Road Movie, rappellant parfois Une Nuit En Enfer de Rodriguez, Tueurs Nés ou même Bonnie & Clyde, Zombie adopte ici une vision réaliste, quasi-documentaire, de ses personnages, pourtant plus proches de la famille Addams lors du premier opus. Mais la famille Firefly en ressort grandie, et le Capitaine Spaulding (Sid Haig, fabuleux), Otis (Bill Moseley, Manson-esque) ou encore Baby (Sherry Moon Zombie, folle et sexy à souhait) sont plus charismatiques que jamais. N'oublions pas l'excellent Sheriff Wydell (incarné par un William Forsythe tout simplement génial) et je n'ose pas faire l'impasse sur les nombreux seconds rôles croustillants, à commencer par la présence du toujours culte Danny Trejo et du catcheur Diamond Dallas Page en tueurs de prime bien barrés, de Ken Foree (le héros du Zombie de Romero), des freaks Michael Berryman (La Colline A Des Yeux originel) et Matthew McGrory (le géant de Big Fish), ou encore la toujours sexy Leslie Easterbrook (la flic dominatrice et poumonnée de Police Academy). Casting absolument culte, donc.

Je passerais sur l'histoire à proprement parler, que je vous laisserais découvrir, si ce n'est pour en faire un plus que court résumé. Les Firefly se font assiégé leur maison par le Sheriff Wydell et ses hommes, et se voient contraints de prendre la poudre d'escampette, après un affrontement court mais intense. S'en suit une prise d'otage dans un motel miteux, la suite, c'est à vous de la voir! Mais le film est définitivement trippant, c'est bien le mot, entre musique country et rock crasseux, un trip parsemé de dialogues aussi inutiles que mémorables (le débat Groucho Marx/Elvis Presley, l'enculage de poulet et autres délires). Mais attention, c'est pas carnaval non plus, les Firefly sont de vrais méchants, d'authentiques cinglés, de véritables apôtres de l'homicide et de la torture où Otis serait le parfait Antéchrist, l'ange exterminateur venu répandre le mal, sans autre forme de procès. D'ailleurs la comparaison n'est pas de moi, Zombie multipliant les clins d'oeil, comme certains artworks qui pastichent la Cène ou encore un scène du film où l'on voit Otis se faire planter d'enormes clous dans les mains. Bref, j'en raconte dejà trop, alors passons au premier opus, House Of 1000 Corpses.

Sorti récemment en DVD dans nos contrées sans passé par la case ciné, La Maison Des 1000 Morts diffère en bien des points de son successeur. Beaucoup plus dejanté, clipesque, cartoony et référentiel sans être forcément moins malsain ou gore, La Maison nous présente la famille du point de vue de 4 jeunes citadins venus titiller leur curiosité lors du soir d'Halloween (très classique n'est ce pas?). Le Capt. Spaulding est dejà fabuleux, et Baby et Otis sont les icônes en devenir que l'on decouvrir dans Rejects. On y voit plus l'attachant Tiny (le géant McGrory, donc) et on y découvre le Docteur Satan, idée complètement barrée de Rob Zombie, qui, si elle est visuellement réussie, casse peut-être le propos du film. Difficilement descriptible, La Maison est un film entier, une oeuvre picturale et viscérale, bardée de références (Famille Addams, Alice au Pays des Merveilles, ...) qui deconcerte autant qu'elle peut plaire. Bref, une expérience à tenter pour les amateurs de B-Movies horrifiques essentiellement, mais malgré tout inséparable de son excellente séquelle. En tout cas, je trépigne déjà d'impatience à l'annonce d'un nouveau Halloween par Zombie!

Faites un tour sur les sites, y'a déjà pas mal de matos pour saisir l'ambiance particulière des films: House Of 1000 Corpses et Devil's Rejects

vendredi, juillet 14, 2006

Look up in the sky!

Est-ce un oiseau? Est-ce un avion? Non c'est Superman Returns de Bryan Singer, et c'est bon. Ouais, contrairement à pas mal de critiques, professionnelles ou non, geeks ou non, moi j'ai vraiment passé un bon moment, voire plus que çà.

Dès les premières images, puis le générique, les frissons ont parcouru ma peau, rappellant à moi l'enfant que je suis encore, indéniablement. Petite précision, même si j'adore les comics et en consomme une grosse quantité, Superman n'a jamais réellement figuré parmi mes favoris, faute d'un traitement qui me parlait. A part quelques épisodes ici et là, et bien sûr ses aventures au sein de la Justice League, je n'ai jamais réellement suivi, tout en connaissant relativement bien les divers éléments du mythe. Les films précédents restent, quant à eux, un très bon souvenir d'enfance.

Bref, une fois les premiers frissons passés, je me suis laissé porté par une histoire certes convenue mais assez bien racontée par Mr. Singer pour resté concerné. Kevin Spacey en Lex Luthor est parfait, tout simplement. Brandon Routh m'a plus qu'agréablement surpris, car j'etais réellement méfiant quand aux capacités du bonhomme à se faire passer pour Supes ou même Clark Kent. J'aurais vu quelqu'un de plus massif, de plus vieux peut-être, mais la mission est réussie, on y croit. Sans doute grâce à une certaine ressemblance avec feu Christopher Reeves, mais le résultat est là, çà marche, du moins pour moi. Le reste est plaisant, des personnages secondaires attachants, un Daily Planet comme je l'imagine, une Metropolis un peu discrète néanmoins, et qui ne diffère pas d'une autre grosse ville américaine lambda (beaucoup moins saisissante que le Gotham City de Batman Begins).

Du côté des effets spéciaux, rien à dire, c'est la grande claque, on voit pour la première fois Superman dans toute sa puissance, j'émettrais juste un bémol sur la vision thermique, pas assez rouge à mon goût, mais je chipote... Sinon, de belles images, belles comme des couvertures ou des doubles pages du comics, belles parce qu'on sent bien que Singer aime son héros, et il l'iconise comme il se doit. Yeah.

Bien sûr, le film n'est pas exempt de défauts, comme quelques longueurs, et un scénario un peu léger donc, mais j'ai largement envie de passer outre, rien que pour la plaisir procuré par certaines scènes. Une bonne dose d'humour aussi, souvent avec Luthor mais pas toujours. Pas mal de sentimentalisme, et l'on sent bien le côté Dieu parmi les hommes qui veille sur ces derniers. J'aime bien ce côté là de Supes. Verité, Justice et ... tout le reste, comme dirait Perry White (mais où est passé l'American Way?).

Bref, j'avais peur d'un long épisode de Smallville sur grand écran, et ce ne fut pas le cas. Je place directement le film parmi les meilleurs adaptations de comics à ce jour, quelquepart entre les Spiderman, X-Men 2, Hellboy, Batman Begins et même V for Vendetta mais on s'écarte du film de super-héros pur et dur. Et le film ultime de super-héros restant pour moi Incassable de Shyamalan... Enfin bon, allez voir ce film, et faîtes vous votre propre avis.

Toujours Superman, mais autre média, voici venir en VF le magnifique All-Star Superman de l'excellent duo british composé de Grant Morrisson (Invisibles, JLA, We3, New X-Men) et Frank Quitely (JLA Earth 2, Authority, New X-Men, We3). La collection All-Star chez DC permet, à l'instar de la ligne Ultimate chez Marvel, d'écrire de nouvelles histoires en faisant fi de décennies de continuité, histoire de donner une autre vision d'un personnage ou de le ramener à son essence. Ici, on découvre un Superman "plus-iconique-tu-meurs" (ou dessiné par Alex Ross, alors. Quoiqu'il en soit Quitely est terrible au dessin), dans des histoires très SF à l'ancienne, avec pleins de petits concepts géniaux du sieur Morrisson. Bon, vous avez compris, ruez-vous dessus, c'est du très très bon, mais attention, n'y cherchez pas de grosses bastons, y'en a pas!

Par les mêmes auteurs, et toujours sur Superman, mais avec la Justice League au complet et dans le DC Universe classique, je recommande fortement la lecture de JLA Earth 2 (Terre 2 en VF et paru chez Soleil y'a quelques années). Excellent exemple de ce que devrait être un bon comic book.



P.S.: pas d'articles de ma part pendant une semaine, je pars en vacances... See ya soon!

mardi, juillet 11, 2006

Porte bonheur...

Hop, hop... Je reviens tout juste du cinoche, avec une petite claque dans la tronche en prime!

Lucky Number Slevin. Je n'en parlerais que peu, de peur d'eventer un scénario plutôt sympa, et dont il ne faut connaître qu'un minimum avant de rentrer dans la salle. En bref, un type un peu looser et poissard sur les bords (cet adorable minois de Josh Hartnett, plutôt bon tout au long du film), débarque à New York, se fait prendre pour celui qu'il n'est pas, et va pourtant devoir regler des comptes à deux caïds rivaux (les vénérables et non moins excellents Morgan Freeman et Sir Ben Kingsley). Ajoutez là-dessus la présence plus qu'appréciable de Lucy Liu et celle, plus virile, de Bruce Willis (toujours très bon dans la sobriété). Mettez-y des répliques terribles, 2/3 personnages mémorables, et l'on tombe sur l'une des très bonnes surprises de l'été, entre deux blockbusters... Un film à classer entre un Usual Suspects et un Revolver réussi (ce qui n'est pas le cas, on est bien d'accord?) ...

Bon, en même temps çà m'a permis de voir enfin sur grand écran la bande-annonce de prochain Michael Mann, j'ai nommé Miami Vice! Hummm, j'en ai déjà une demi-molle rien qu'avec cinq minutes. Je précise, j'ai vraiment kiffé Heat et Collateral, Mann filme une ville (en l'occurence Los Angeles) la nuit comme personne, j'adhère complètement à ses ambiances, et ses partis pris visuels. Un mois, l'attente est longue...

jeudi, juillet 06, 2006

Coup de la corde à linge!!!

Ha! La nostalgie, c'est bon... Que de souvenirs, mais gardons les bons, les Maîtres de l'Univers, les G.I.Joe, les dessins animés, et le catch. Et comme, d'une certaine manière j'ai pas envie de grandir, j'adore encore tout çà, d'une manière ou d'une autre, sans doute différement, mais c'est toujours là. Et donc, comme je l'ai laissé entendre à plusieurs reprises dans ce blog, je suis encore un gros fan de catch. Et ce, depuis mes 6/7ans, où je découvrais des lutteurs hauts en couleurs comme l'Ultimate Warrior, Hulk Hogan, Ric Flair, André The Giant ou Jake The Snake Roberts s'affronter dans des combats scriptés à l'avance, vociférer les uns sur les autres, et rivaliser à coup de pauses plastiques... Ha, le catch américain en plein dans le cliché que l'on s'en fait! J'ai donc entretenu cet engouement avec moults jouets, jeux vidéos, albums de stickers et surtout, surtout, les émissions de Canal +.

Au début des années 90, le fameux Undertaker fit son apparition, captivant les foules et surtout moi-même, grâce à son charisme, un personnage hors-norme et des histoires proprement captivantes! Il fût pour moi la figure de proue des années 90, avec des noms tels que Bret Hart, Shawn Michaels, Diesel Kevin Nash, Yokozuna, Razor Ramon, Vader, ou encore Sting. Pour moi, c'etait ni plus ni moins que des comic books vivant, des bons et des mauvais s'opposant, s'alliant, se trahissant et s'explosant avec des prises de finition mémorables. Il y avait aussi des équipes (tag teams), comme les Road Warriors ou les Bushwackers par exemple, et même des clans comme le Ministry Of Darkness ou la nWo... Le côté "faux", je m'en foutais, et je m'en fous toujours. A l'epoque, je voyais les histoires, je suivais çà comme une série télé, pris par les intrigues (=storyline) et les rivalités (=feud). Ensuite, d'autres lutteurs emblématiques sont apparus, comme The Rock, Triple H ou encore Stone Cold Steve Austin, et ainsi de suite...

Bon, et puis j'ai finalement grandi, laissé ces passions de côté, leur préférant la vie nocturne, les filles et les potes, la vie quoi... Mais l'Internet arriva, et ma curiosité aidant je me suis mis au goût du jour, m'interessant aux coulisses du catch, et je suis redevenu accroc, mais d'une autre manière... J'apprécie dorénavant la technique des lutteurs, la précision avec laquelle ils portent leurs prises, le réalisme qu'ils y mettent, et la psychologie qu'ils instaurent dans un combat... J'apprécie les qualités d'orateurs de certains, appréciant ou non, selon le lutteur, les discours mettant en place les rivalités... J'apprécie l'interprétation des gimmicks (comme celle du Deadman pour l'Undertaker), leurs facultés à être bon (=face) ou mauvais (=heel), et à renouveller leur personnage... J'apprécie et apprends les différents styles, poids lourds, poids légers, hardcore, et j'en passe... Je m'interesse aux petites fédérations, à celles du Japon ou du Mexique... Et le catch, disons la lutte professionelle, est devenue à mes yeux quelquechose de beaucoup moins beauf et grandiloquent que l'espèce de cirque ringard auquel les gens pensent lorsqu'on en évoque le nom.

Pour mieux étayer mon propos, je vais faire un très, très rapide panorama pour ceux que çà interesserait davantage...

Alors, aux USA, il y a une grosse fédération dominante, la WWE (anciennement WWF), axée plus sur le spectacle et les storylines que sur la lutte proprement dite. Elle possède trois émissions: Raw (visible avec 7 semaines de retard et tronquée d'une heure et demie sur RTL9, bof...), Smackdown et la toute nouvelle ECW (qui est un revival d'une ancienne fédération rivale plus trash et extreme). N'oublions pas non plus les Pay-Per-Views mensuels (shows de 3 heures avec de grands matchs), dont le plus célèbre reste WrestleMania, la grande messe du catch, une fois par an. En face se trouve une autre fédération plus modeste, mais qui monte, la NWA TNA, basée un peu plus sur la lutte et un peu moins sur le reste, et aussi très spectaculaire avec la X-Division (division de lutteurs très techniques et aériens). Il existe une émission, Impact, et les Pay-Per-Views mensuels. Viennent ensuite une foultitude de fédérations indépendantes, où la Ring Of Honor, vient en tête, de par la qualité de lutte proposée.

Bon, et puis pour mettre un peu de "couleur" dans cet article, quoi de mieux que de présenter quelques lutteurs qui sont à mes yeux parmi les plus charismatiques et intéressants.

RAVEN, solitaire, sadique, déclamant des poèmes sombres à l'attention de ces adversaires et citant Edgar Allan Poe en guise de catch phrase ("Quote The Raven, Nevermore..."). Un look saisissant faît de kilts, de tatouages imposants, de peintures sur le visage et une personnalité hors-normes en font l'un des plus charismatiques du business. Un talent inné au micro, un vrai raconteur d'histoire sur le ring, avec un style mélangeant old school et hardcore font que ces feuds contre The Sandman, Tommy Dreamer ou encore Sabu restent encore dans les mémoires de milliers de fans... Il a bourlingué un peu partout, WWF, WCW, ECW, WWE, ROH, et maintenant TNA. Dans les coulisses, Raven est considéré comme l'un des plus intelligents du business, et à la ville, en tant que gros fan de comics, il a même co-écrit de très bons épisodes de Spider-Man. Définitivement mon préféré, malgré les hauts et les bas...

SABU, The Suicidal, Homicidal and Genocidal. L'un des lutteurs les plus hardcore, casse-cou et innovateur qui puisse être. Entrainé par son oncle, The Sheik, lui même précurseur du style hardcore, Sabu va apporter beaucoup à la lutte avec ses mouvements High Fly, et son utilisation géniale des chaises et des tables. Ses combats sont souvent violents, et son corps, réellement couturé de cicatrices enormes, est là pour le prouver. L'un des plus "tough", une gimmick arabisante indémodable, il est en train de vivre un des derniers grands moments de sa longue carrière en ce moment même à la ECW (sub-division rebelle de la WWE)



KURT ANGLE. Véritable champion olympique de lutte gréco-romaine à Atlanta en 1996, Angle est véritablement une "wrestling machine". Incroyable technicien, lutteur zélé, sportif respecté, le "Gold Medalist" est ce qui se fait de mieux et de plus pur en matière de lutte professionelle à ce jour. De nombreuses fois champion, aussi bon en heel qu'en face, très doué au micro, se renouvellant toujours malgré un gimmick de départ pas évident, il est LE lutteur dont on doit voir un match pour se laisser convaincre, que le catch, bah ouais c'est quand même plutôt sympa et bien foutu. Respect.

KANE, le demi-frère de l'Undertaker (dans les storylines), est le monstre destructeur par excellence. 2.10m de puissance et de violence, une entrée faîtes d'explosion et de flammes, avec masque ou sans, et quelques matches mémorables (notamment contre son demi-frère, en arrière plan sur la photo). Là encore, on voit bien le côté Comic Book "en vrai"! A la ville, Glen Jacobs, diplomé en psychologie et criminologie (hé oui!), a aussi joué récemment dans un slasher de seconde zone, See No Evil, pas encore sorti dans nos contrées. Les histoires impliquant les deux frères sont souvent captivantes, les opposant puis les associant au sein des Brothers Of Destruction ou du clan Ministry Of Darkness. Bref, tout un programme!


SAMOA JOE, où celui qui représente le mieux ce qu'est le catch moderne, des années 2000. Technique, puissant, très vif et agile malgré sa masse, le "Samoan Submission Machine" est l'un des lutteurs les plus impressionants actuellement. Apperement très violent, il est en fait un véritable pro, qui porte tellement bien ses coups qu'ils paraissent vrais. Invaincu à la TNA depuis son arrivée il y a plus d'un an, il a rapidement gravi les echelons, passant de champion de la X-Division, à challenger de légendes telles que Sting ou Scott Steiner... A voir absolument!




Pour les plus curieux:
www.wwe.com, www.tnawrestling.com, www.obsessedwithwrestling.com

lundi, juillet 03, 2006

L'été, quand il fait très chaud...

Ayé! Voilà l'été, le vrai, avec vacances (pour certains) à l'appui! A nous les joies du soleil ardent sur nos peaux si peu reconnaissantes, à nous le farniente, les boissons fraîches en terrasse qui coûtent la peau des fesses (qui elle, bronze moins, par définition). Mais à nous aussi les hordes avides avançant tels d'implacables rouleaux compresseurs de la consommation lors des sacro-saintes soldes! Oh, moi aussi, j'ai dépensé un euro ou deux dans des conneries, mais mon dieu, entre les soldes et la coupe du monde (de football, je précise...), quelle déferlante de masse grouillante, bruyante et brouillonne!!! Ouaip, y'a des jours comme çà, où je suis misanthrope.

J'aime pas le foot. Mais vraiment pas, je veux dire. Et non, je ne fais pas partie de ces pseudos intellos qui haissent le sport! J'adore le basketball (Cf des sujets plus bas), le foot U.S., la boxe, et même le catch! Je suis en aucun cas élitiste, mais le foot, je peux pas. La ferveur populaire, le chauvinisme aveugle, la mauvaise foi du joueur taclé, la beauferie de certains supporters, les klaxons débiles à chaque victoire, et ainsi de suite... C'est dur à supporter pour moi. Sale période, quoi.

Donc, quand la France entière parle, regarde et mange foot, faut bien que je m'occupe... Alors, j'ai choppé les premiers épisodes de la série Rome, et c'est plutôt bon, voire mieux que çà. Intrigues politiques, barbaries, violence, sexe et décadence, voilà le menu proposé! Et le cocktail est plutôt jouissif, sachant d'autant plus que derrière tout çà, se trouve, entre autres, l'excellent John Milius. L'homme qui nous a donné l'un des plus grands péplums avec Conan Le Barbare (n'en déplaise aux élitistes). L'autre éminence grise derrière Apocalypse Now (avec Coppola, donc...). Bref, même s'il est loin d'être le seul à chapoter Rome, dès les premiers épisodes on sent une indéniable "patte Milius", notamment avec le personnage simple et rustre qu'est Titus Pullo, cousin éloigné de Conan. Que ceux qui en doutent regardent la scène de la taverne dans l'épisode deux, le ton est bien là! Bref, attendons de voir ce que çà donne sur la longueur, mais aux retours que j'ai pu lire ou entendre ici et là, Rome est un show de qualité. Je mettrais donc un point d'honneur à ne pas en rater une miette!

Après tant de brutalité, la musique adoucit les moeurs... Après une certaine attente, Busta Rhymes est de retour avec The Big Bang, mais cette fois-ci il a decidé de s'octroyer les services de Dr. Dre, pour le meilleur et pour le pire. En effet, l'apôtre de la West Coast s'entête dans un style sonore qui certes, fait son succès, mais déçoit fortement sur un album de Busta, qui nous a habitués à des choix musicaux bien plus risqués! Heureusement, le regretté Jay Dee vient nous produire l'excellent "Can't Hold The Torch" où Q-Tip vient poser quelques rimes pour nous rappeller les grandes heures des Native Tongues. D'autres producteurs de renoms viennent aussi s'alterner avec Dre, notamment Timbaland, Swizz Beatz ou encore DJ Scratch, et permettent un changement d'ambiance. On trouve aussi de nombreux featurings, dont les présences prestigieuses de Stevie Wonder et de feu Rick James (bitch!) dans deux morceaux très bons, mais aussi de Nas, Raekwon, Will.I.Am, Missy Elliot ou encore Kelis. Donc voilà malgré quelques productions un peu légères et à la durée de vie sans doute un peu courte, et aussi moins de gimmicks vocales de la part de Busta, on obtient quand même un album fun, qui durera au moins le temps de l'été. Et puis c'est toujours mieux que les bouses de Sniper ou Monsieur R, hein? Donc voilà, à écouter en attendant les prochains Jay Dee (The Shining avec Common, Q-Tip, Pharaohe Monch et D'angelo!) et Q-Tip (Live At The Renaissance avec Jay Dee, André 3000 et D'Angelo)...