dimanche, juin 25, 2006

Question de survie...

Bon ok, j'avais dit que je tiendrais un rythme régulier, voire journalier, et je ne m'y suis pas tenu. Je suis faible. Mea maxima culpa!!! Mais que voulez-vous, il fait enfin beau et chaud, alors bon, je cède aux joies du farniente. M'enfin, tout çà ne m'empeche tout de même pas d'aller au cinoche, et de me faire un petit plaisir coupable avec, j'ai nommé, La Colline A Des Yeux d'Alexandre Aja.

Avant toute chose, sachez que je suis un grand fan du genre Survival, que je vais resituer pour les néophytes... Sur un concept de base que l'on peut décrire assez simplement (une ou plusieurs personnes se font chasser et doivent survivre...), le Survival, souvent classé à tort comme un vulgaire sous-genre du film d'horreur, se veut la plupart du temps une métaphore d'un duel entre l'homme moderne et civilisé et la nature ou la barbarie d'un autre âge. Le salut passant souvent par une négation de l'éducation moderne et un retour aux instincts primals.


Inauguré en 1932 par Les Chasses Du Comte Zaroff, le genre devra attendre l'incontournable Délivrance de John Boorman pour exister pleinement, le film nous montrant des "aventuriers citadins" aux prises avec une clique de consanguins (Et puis, voyez comme Burt Reynolds, par ailleurs excellent, aurait fait un magnifique Wolverine, tout y est!). En 1979, Walter Hill va déplacer le concept en zone urbaine(et pas la moindre puisque ce sera New York), avec le culte The Warriors (ou Les Guerriers De La Nuit) qui voit un gang devoir survivre à tous les autres. Terrible. Deux ans plus tard, Hill récidive avec une relecture militaire de Délivrance, le très bon Sans Retour, où des soldats de la Garde Nationale (casting jubilatoire) sont confrontés à des Cajuns peu hospitaliers. On citera également Massacre à La Tronçonneuse, Chiens De Paille, l'original du film qui nous concerne, La Colline A Des Yeux ou le trop injustement décrié Rambo First Blood, pourtant excellent. Tous ces petits bijoux menant inéluctablement au chef d'oeuvre inégalé de John McTiernan, Predator. 'Nuff said!!!

Mais depuis quelques années, on assiste à un renouvellement du genre, grâce à ceux qui on grandit avec ces pépites du cinéma de genre. Détour Mortel, Creep, et surtout l'implacable The Descent viennent s'ajouter de noble manière à la liste. Et c'est donc sans surprise, qu'après un excellent Haute-Tension, Aja se voit confié par Craven la relecture de son bébé, La Colline A Des Yeux.

Et la mission qui lui a été confiée est plus qu'accomplie! Viscéral, grinçant, sans pitié, plus malin et plus mature que son grand frère, et surtout plus flippant, le film bien qu'identique dans les deux premiers tiers au niveau de la trame, nous "régale" de scènes jubilatoires. Celle qui m'a marqué reste le combat inégal du petit gendre bien moderne comme il faut face à un énorme Pluto (qui surclasse Berryman dans le rôle, et c'est pas peu dire...), ou le salut passe une fois de plus par la barbarie et une violence quasi animale. Pêle-mêle, l'intro plante direct le décor, sans détours, le générique est très bon, bien grinçant comme il faut, tout le monde est bien dans son rôle, même si je regrette la sous-utilisation du pourtant génial Billy Drago dans le rôle de Papa Jupiter. Enfin bref, j'ai kiffé, point barre. Mais comme je suis un fan inconditionnel du genre, c'est sans doute normal... Donc à vous de juger!

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