
Ouais. Je me disais que l'idéal serait de me maintenir au rythme soutenu d'un article par jour. Mais je ne me connais que trop bien. Du journal intime de ma prime adolescence aux multiples essais de nouvelles, en passant par tant et tant de projets de recueils de poèmes/albums/scénarios inachevés, je me dis que, bon, un jour ou l'autre, fatalement, le rythme baissera, sans doute au point de s'eteindre...
Mais à coeur vaillant rien d'impossible, c'est tout beau, tout neuf, on verra bien plus tard...
Nous voilà donc fin Mai. Dans les nébuleux souvenirs de mon enfance pas si paisible que çà, il me semble bien qu'en Mai, il faisait beau. Et chaud. Et qu'il ne pleuvait plus depuis au moins un mois. Tout fout le camp.
A l'epoque, le mois de Mai, c'etait aussi les Playoffs NBA (les phases finales du basket américain, pour toi, là, au fond, qui ne suit pas). Bon dieu, qu'est ce que j'ai pu trépigner devant ces "demi-dieux" qui jouaient leur saison (82 matchs tout de même), la sueur au front, dans des escarmouches à couteaux tirés où le tranquille parquet de la saison régulière se transformait subitement en un glorieux champ de bataille, digne du Ragnarok. Les "Bad Boys" des Detroit Pistons contre le "Showtime" des Los Angeles Lakers. Michael "Air" Jordan contre Clyde "The Glide" Drexler. Et tous ces moments de joie brutale que m'apportaient ces gladiateurs qu'etaient Charles Oakley, Anthony Mason, Dennis Rodman, A.C. Green, Charles Barkley, Bill Laimbeer, et bien d'autres encore... Rhâ! C'est parfois mieux qu'un grand film.
Des bons, des méchants, des maillots et des logos qui "claquent", des surnoms qui vous evoquent des super-héros. "The Worm", "Magic", "The Admiral", "Rain Man", "The Mailman", "The Dream", etc... Comment ne pas avoir l'imagination qui frétille? D'ailleurs, juste après le catch (j'y viendrais un de ces quatre), le basket NBA est pour moi ce qui se rapproche le plus du concept du super-héros. Du moins, des equipes de super-héros, en l'occurence. X-Men contre Avengers? Non! Ce soir, c'est Pistons contre Heat!!!
Ouep, Detroit face à Miami, ou quand les cols bleus de l'amérique ouvrière font face aux riches retraités de la Floride... Bon j'accentue le cliché, certes, mais c'est bien de çà qu'il s'agit. Chauncey Billups, Ben & Rachid Wallace, Rip Hamilton, ces noms n'evoquent sans doute rien pour le français lambda, plus ou moins amateur de sport, se contentant des minis reportages de Stade 2. Mais Shaquille O'Neal, tout le monde situe, pas de souci. Pour un vieux fan qui a decroché, les noms de Gary Payton ou Alonzo Mourning (ou même de Pat Riley) evoqueront sans aucun doute quelquechose. Et je mise ma collection personnelle de magnets de Star Wars que Dwyane Wade va , dans les années à venir, devenir de plus en plus incontournable.
Opposition de style donc. Et moi, comme d'hab', je vais m'attarder sur les combats titanesques qui prennent place dans la raquette. Rachid & Ben Wallace d'un côté, O'Neal et Mourning de l'autre. Rien que çà, j'en ai une demi-molle. De la chair, du sang, des os et des muscles. Des guerriers s'affrontant à grands coups de dunks, de contres, de rebonds et de feintes. Quand le meilleur défenseur de la ligue depuis une demi-decennie doit stopper le joueur le plus dominant de tous les temps (il paraît, mais c'est lui même qui le dit...).
A l'heure qu'il est, nous en sommes à une victoire partout. Sur sept matchs. Suspense.
De quoi trépigner sur mon canapé toute la nuit comme il y a quinze ans.
Sauf qu'il faisait beau. Et chaud.
Tout fout le camp.