mardi, mai 30, 2006

Vengeances sur toile.


Bon, ce soir pas de trop long discours, vu que je suis moyennement inspiré. Mais ne dérogeons pas si rapidement à mon ratio d'un article par jour, et allons-y pour un petit coup de coeur.

Et c'est un coup de coeur cinoche donc, pour "A Bittersweet Life", le nouveau film du coréen Kim Jee Won (à qui l'on doit déjà le plutôt bon "2 Soeurs" et le court-métrage "Memories" (ou "Souvenirs") trouvables sur "3 Histoires de l'Au-Delà"). Digne représentant du cinéma coréen qui n'en finit pas de me mettre des gifles monumentales (merci Park Chan-Wook!), ce polar sur fond d'histoire d'amour (où est-ce le contraire?) m'a scotché. Des images chiadées, un héros charismatique mais torturé, une vengeance savoureuse ("Old Boy" n'est parfois pas très loin, normal, les deux réals sont de bons potes) et une fin qui ne l'est pas moins, il ne m'en faut pas plus pour kiffer ma race... A voir, definitivement.

« Un jeune disciple regardait les branches d’un vieil arbre agitées par le souffle du vent et demanda à son maître : Maître, est-ce le vent qui bouge, ou sont-ce plutôt les feuilles ? Le maître répondit, sans lever les yeux de son ouvrage : ce ne sont ni les feuilles, ni le vent qui bougent, ce n’est que ton cœur qui bat »

Bon, sinon, petit achat DVD recommandé, le monumental "The Blade" de Tsui Hark, violent et implacable, vient tout juste de sortir chez HK Video. Si vous aimez les films de sabres et d'arts martiaux, procurez-vous le les yeux fermés, c'est du tout bon! Et sous peu arrive "Lady Vengeance" de Park Chan Wook (cité plus haut) toujours chez HK. Là aussi, c'est grandiose...

dimanche, mai 28, 2006

Written in cold blood with a toothpick...


Deux choses qui me passionnent dans la vie, et qui occupent le plus clair de mes loisirs, sont les Comic Books et le Hip Hop.

A priori, à part être de purs produits de la culture américaine, rien à voir. Peu de super-heros peuvent se revendiquer de la culture Hip Hop, ni dans l'apparence, ni dans le comportement, ni même pas dans l'etat d'esprit. D'ailleurs, là, en ecrivant, je cherche dans ma tête, et j'en trouve pas. Des héros noirs, ouais, bien sûr. Même venant de la rue et tout. Luke Cage alias Power Man rentre bien dans la catégorie par exemple (et les épisodes récents signés Azzarello et Corben tendent quand même vers un univers qu'on pourrait qualifier de Hip Hop...). Mais bon, c'est quand même bien trop peu pour être représentatif. Dommage.
Surtout quand on connait la forte influence qu'ont les comics sur de nombreux artistes du milieu Hip Hop. Pete Rock est un enorme collectionneur de comics. Ghostface Killah du Wu-Tang Clan est aussi connu sous l'alias de Tony Starks, et son premier album s'appelle Ironman. Des deux côtés de l'Atlantique, existent un groupe nommé X-Men (renommés respectivement X-ecutionners et Les X pour d'evidentes raisons de copyright). On peut aussi mentionner le collectif Just Us League (jeux de mots evident avec la Justice League). Et ainsi de suite...
Mais le plus emblématique dans l'hommage aux comics reste indubitablement le génial MF Doom.

Daniel Dumile à la ville, et d'abord connu au cours des années 90 sous le nom de Zev Luv X au sein du prosélytique et controversé groupe KMD (Kausin Much Damage), MF Doom revient donc en solo à la fin du siècle dernier, la visage caché derrière un masque de fer, sous ce nouveau pseudo, dont le MF signifie Metal Fingerz ou Face et le Doom est une référence au vilain des comic books. Après quelques maxis remarqués, il debarque avec l'album "Operation : Doomsday" en 1999. Véritable ovni resté assez confidentiel, le LP n'en reste pas moins une oeuvre complètement barrée et en marge. Ultra-prolifique, Doom ne s'arrête pas là, et va pondre en quelques années un nombre conséquent d'albums concept sous plusieurs pseudos, histoire de brouiller encore plus les cartes. Viktor Vaughn, King Geedorah, Madvillain ou Dangerdoom, c'est lui. Il existe aussi un album en commun avec MF Grimm (tiens comme The Thing des FF!), en attendant l'album duo avec Ghostface Killah qui s'annonce des plus alléchants.
Les deux opus du MC masqué les plus aboutis à ce jour sont sans doute, mais ce n'est que mon avis, "Madvillain", entièrement produit par ce génie musical qu'est Madlib (il nous pond une ambiance de serial des 50/60's complètement enfumé qui sied comme un gant à l'univers de Doom, qui pond ici quelques uns de ses meilleurs textes), et "Dangerdoom" donc, produit quant à lui par l'anglais Dangermouse (où l'ambiance rappelle cette fois ci les vieux cartoons), et pour ce dernier, peut-être plus accessible au grand public (des noms comme Ghostface ou Talib Kweli attirant le badaud egaré). On citera aussi l'album "MM Food" où le tracklisting est un menu pour le moins etonnant.

Couldn't find a pen, had to pick up a new trick
"This one he wrote in cold blood with a toothpick"
on second thought ,it's too thick
his assistents said: doom, you're sick
He said : it's true, threw a goosestick

psycho, his flow is drowned and now we're seasoning
with micropower that's sounding quite reasoning.
Madvillain.

MF Doom, c'est une bouffée d'air (saturé de rouille et de poison) au sein des sorties Hip Hop plus classique. C'est un flow sombre et volontairement hors-temps reconnaissable entre tous. C'est au final une touche musicale qui peut plaire même à ceux qui n'aiment pas le rap, mais qui savent rester ouverts. Et bon dieu, quelle ôde à la villainie!

Pour plus de renseignements: www.mfdoomsite.com, www.dangerdoom.com, www.stonesthrow.com/madvillain et puis Google ou Wikipédia sont vos amis.

samedi, mai 27, 2006

Un Idéal...


Ouais. Je me disais que l'idéal serait de me maintenir au rythme soutenu d'un article par jour. Mais je ne me connais que trop bien. Du journal intime de ma prime adolescence aux multiples essais de nouvelles, en passant par tant et tant de projets de recueils de poèmes/albums/scénarios inachevés, je me dis que, bon, un jour ou l'autre, fatalement, le rythme baissera, sans doute au point de s'eteindre...
Mais à coeur vaillant rien d'impossible, c'est tout beau, tout neuf, on verra bien plus tard...

Nous voilà donc fin Mai. Dans les nébuleux souvenirs de mon enfance pas si paisible que çà, il me semble bien qu'en Mai, il faisait beau. Et chaud. Et qu'il ne pleuvait plus depuis au moins un mois. Tout fout le camp.

A l'epoque, le mois de Mai, c'etait aussi les Playoffs NBA (les phases finales du basket américain, pour toi, là, au fond, qui ne suit pas). Bon dieu, qu'est ce que j'ai pu trépigner devant ces "demi-dieux" qui jouaient leur saison (82 matchs tout de même), la sueur au front, dans des escarmouches à couteaux tirés où le tranquille parquet de la saison régulière se transformait subitement en un glorieux champ de bataille, digne du Ragnarok. Les "Bad Boys" des Detroit Pistons contre le "Showtime" des Los Angeles Lakers. Michael "Air" Jordan contre Clyde "The Glide" Drexler. Et tous ces moments de joie brutale que m'apportaient ces gladiateurs qu'etaient Charles Oakley, Anthony Mason, Dennis Rodman, A.C. Green, Charles Barkley, Bill Laimbeer, et bien d'autres encore... Rhâ! C'est parfois mieux qu'un grand film.
Des bons, des méchants, des maillots et des logos qui "claquent", des surnoms qui vous evoquent des super-héros. "The Worm", "Magic", "The Admiral", "Rain Man", "The Mailman", "The Dream", etc... Comment ne pas avoir l'imagination qui frétille? D'ailleurs, juste après le catch (j'y viendrais un de ces quatre), le basket NBA est pour moi ce qui se rapproche le plus du concept du super-héros. Du moins, des equipes de super-héros, en l'occurence. X-Men contre Avengers? Non! Ce soir, c'est Pistons contre Heat!!!
Ouep, Detroit face à Miami, ou quand les cols bleus de l'amérique ouvrière font face aux riches retraités de la Floride... Bon j'accentue le cliché, certes, mais c'est bien de çà qu'il s'agit. Chauncey Billups, Ben & Rachid Wallace, Rip Hamilton, ces noms n'evoquent sans doute rien pour le français lambda, plus ou moins amateur de sport, se contentant des minis reportages de Stade 2. Mais Shaquille O'Neal, tout le monde situe, pas de souci. Pour un vieux fan qui a decroché, les noms de Gary Payton ou Alonzo Mourning (ou même de Pat Riley) evoqueront sans aucun doute quelquechose. Et je mise ma collection personnelle de magnets de Star Wars que Dwyane Wade va , dans les années à venir, devenir de plus en plus incontournable.
Opposition de style donc. Et moi, comme d'hab', je vais m'attarder sur les combats titanesques qui prennent place dans la raquette. Rachid & Ben Wallace d'un côté, O'Neal et Mourning de l'autre. Rien que çà, j'en ai une demi-molle. De la chair, du sang, des os et des muscles. Des guerriers s'affrontant à grands coups de dunks, de contres, de rebonds et de feintes. Quand le meilleur défenseur de la ligue depuis une demi-decennie doit stopper le joueur le plus dominant de tous les temps (il paraît, mais c'est lui même qui le dit...).
A l'heure qu'il est, nous en sommes à une victoire partout. Sur sept matchs. Suspense.
De quoi trépigner sur mon canapé toute la nuit comme il y a quinze ans.
Sauf qu'il faisait beau. Et chaud.
Tout fout le camp.

vendredi, mai 26, 2006

Blog, ouvre toi!!!

Bah voilà, çà y est. J'ai finalement succombé. Me voici, commençant un "blog", symbole de conformisme et de pseudo-modernité, moi qui, aujourd'hui encore, denigre le concept autant que la démarche (oui je sais, je suis infâme...).
Alors, me direz-vous, pourquoi diantre ouvres-tu un blog, toi qui déteste tant cette mode des blogs à tout va?
Peut-être parce qu'au détour de mes pérégrinations sur le sacro-saint Web, je suis parfois tombé, au détour d'un site quelconque, sur le lien me dirigeant vers un blog riche et pertinent.
Peut-être parce que, esseulé parmi la faune médiocre de la jungle "blogale", un blog a su m'interpeller, par un contenu détonant, par une prose etonnante.
Peut-être parce que moi aussi, finalement, j'ai besoin d'un exutoire. Et que, moi aussi, j'ai envie d'ecrire (mais çà, c'est pas nouveau). Et que, moi aussi, j'ai envie qu'on me lise.
Parce que, en réalité, depuis tout petit, j'aime ecrire, relire, et faire lire aux autres des tas d'idées, de concepts et d'avis sur tout et rien. Et que, en fin de compte, un blog, c'est bien pratique pour çà.
Alors, si aux détours de vos promenades sur le Net, vous tombez sur ce blog, passez-y un peu de votre temps, ou pas. Laissez-y un commentaire, bon ou mauvais, peu m'importe.
Entre exutoire et soliloque, blog, ouvre toi.